Témoignages

 

Amelie, Janv 2016 :              Nouveau

 

 

Personnellement je reviens de loin, la premiere fois que j'ai vu Laetitia j'étais fraichement sevrée de l'alcool, sous anxiolytiques et antidépresseurs a hautes doses quotidiennes et forcement le corps meurtri, pétrifié dans ses peurs et se mauvaises habitudes.

Les trois premiers mois, Laetitia m'a remise en place energetiquement..."

(suite...)

 

 

 

Francoise, Dec 2015 :           Nouveau

 

 

La pratique quotidienne effectuée le matin, a l'heure ou beaucoup dorment encore, est pour moi un moment special.

Un moment a moi, un moment d'intériorité et d'écoute de mon corps, de mes ressentis et de mes emotions..."

(suite...)

 

 

 

 

Carole C :

 

" Après des années passées à consulter différents types de thérapeutes, je ressentais une espèce de vide face au manque de globalité dans l'écoute de ma demande. Il me semblait assez clair (suite...)

 

 

Marie A :

 

Quand je me suis adressée à Laetitia en 2008, j'avais des problèmes de sang et d'anémie, de grosse fatigue et de dépression.

Je me sentais vraiment mal. En une séance je me suis déjà sentie beaucoup mieux et par la suite, grâce à (suite...)

 

 

Séverine S


J'ai découvert la médecine chinoise il y a de cela bientôt 10 ans. 
J'ai fréquenté plusieurs thérapeutes jusqu'au jour où je suis allée consulter Laetitia pour une histoire de mémorisation et de fatigue.
Son approche du soin m'a intriguée car elle me parlait (suite...)
 

 

Xandre P

 

Je me souviens être allé chez mon médecin généraliste, alors que je commençais à enseigner tout en finissant ma thèse, pour qu'elle me prescrive un traitement "énergétisant", alors qu'elle voulait même m'arrêter, constatant chez moi un certain état de surmenage. Quelle blague ! Elle m'a refilé de la vitamine C qui n'a rien changé, et je pense que je n'ai tenu que grâce à ma pratique martiale qui me permettait de me libérer de certaines tensions. Quelques mois plus tard, je rencontrais Laetitia pour une première séance (suite...

 

 

Yves G.

 

J’ai commencé à consulter Laetitia en septembre (2012) pour mes problèmes d’insomnie. Ils ne sont pas encore complètement réglés, mais je constate un net progrès. Je le ressens d’abord sur mon émotivité, la façon dont je reçois les inévitables contrariétés de la vie (et aussi ses bonnes choses). Je ressassais, ruminais, fulminais, parlais avec moi-même… C’est cela que je maîtrise beaucoup mieux maintenant (...)



Après le Début

Tous premiers jours d’octobre.

 

Mon enthousiasme dernier pour mes découvertes fait place à une coupure de courant électrique dans mon corps. C’est là qu’on se rend compte qu’acquérir une constance ne s’obtient pas en un claquement de doigts et demande du temps (d'un autre côté y en a qui travaillent depuis 15 ans et qui ne l'ont toujours pas, il y a donc aussi une histoire de qualité d'entraînement).

 

Au moins, même si je ne parviens pas à aller plus loin que le "minimum syndical", je goûte la vraie fatigue physique. Rien à voir avec ce que l’on prend pour de la fatigue habituellement, qui n’est en fait qu’un ramassis d’illusions et d’excuses que nous présente l’ego pour nous faire abandonner notre quête vers une condition de vie meilleure. Une vraie "coupure de jus", fait qu’on ne peut plus avancer. Tout d’un coup, plus de jambes, plus rien. En revanche, plus de culpabilité de ne pas y arriver non plus, plus d’histoires mentales autour de l’événement. Il n’y a plus d’énergie à dépenser pour le ressassement et les choses inutiles.

 

Les stages continuent

 

Le temps de me reprendre, c'est-à-dire peu car l’avantage d’une bonne pratique, c’est que même lorsque tout semble vouloir s’arrêter techniquement, on ajoute à ce phénomène une bonne nuit de sommeil et la mécanique repart. Et me voici partie pour participer au stage de chi kung semestriel qu’organise mon professeur. Je me propulse donc vers le travail sur l’énergie et les rêves au coeur de la campagne.

 

Comme au cours de chaque stage, je traverse des moments un peu noueux tout comme je récolte une révélation (ou deux). C’est l’équilibre du yin et du yang. Une fois encore, je ramène de nouveaux éléments qui s’intègreront à ma pratique quotidienne et notamment un apaisement, une forme de liberté et une manière plus légère d’aborder la pratique.

 

Nous avons entraîné un chi kung très particulier qui vise à développer une manière de pratiquer un peu moins formelle qu’à l’accoutumée tout en respectant la structure de base acquise et travaillée au préalable. Parallèlement à cela, le travail sur l’alchimie et l’attention viennent compléter à merveille l’apaisement du mental provoqué par ce chi kung à la fois épuré et contenant malgré tout tous les éléments qui forment un style complet. Me laisser aller à cet exercice, et encore une fois, parce que je pratique mon entraînement quotidiennement par ailleurs, n’est pas sans me surprendre. Je termine les séances dans un flottement de l’esprit agréable, un corps presque délié c’est une bonne manière de toucher à la détente.

 

À Paris

 

Au retour, une certaine tranquillité apparaît et me fait presque oublier ma manière de fonctionner dans le stress des horaires. C’est étrange, malgré le fait de m'être lancée dans l’expérience de "l’apprenti taoïste" en connaissance de cause, recevoir un planning ressemble à une punition par moments. Au lieu de travailler pour moi, j’ai comme l’impression d’être contrainte de suivre un programme extrêmement soutenu, défini par le professeur, qui ne me laisse quasiment aucune liberté autre que l’entraînement.

 

Je sais pertinemment qu’il ne me veut pas de mal et que m’engager dans cette voie c’est surtout ça, pourtant j’ai des difficultés à accepter (sans doute par démesure de l’ego)... C’est comme pour les autres choses du quotidien (prendre mes repas isolée, m’éloigner le plus possible de la vie sociale, ne pas converser trop…) qu’il m’impose (en tout cas dans ma manière de le percevoir puisqu’il n’est censé ne rien m’imposer étant donné que j’étais consentante au départ) et que je ne peux m’empêcher de contester parfois.

 

En réalité, il me manque le fameux "pratique et tais toi !".

 

Tout ce temps que l’on perd juste en essayant de comprendre et d’obtenir des explications sur la logique des choses demandées par le professeur (qui n’existe pas d’ailleurs puisqu’il semblerait que la seule logique qui existe soit celle destinée à nous faire lâcher tous nos fonctionnements automatiques) !

 

Et tout ça pourquoi ? Parce qu’on n’arrive pas à lâcher notre "fichue" boîte (personnalité construite depuis notre plus jeune âge, dans laquelle on s’est enfermé et que l’on présente aux autres, mais qui n’est pas nous au fond) que l’on est tellement sûr d’être. On ne peut pas laisser tomber le pseudo rebelle qui est en nous pour aller dans le sens du Tao (ce n’est même pas pour aller dans le sens du professeur).

 

Parce que mon professeur est un sacré (et je prends le mot à sa racine) expert dans l’art "du coup de pied au cul chinois" (et aussi dans bien d’autres), je commence tout juste à me rendre compte que je fais cela uniquement pour moi. Je n’ai rien à prouver à qui que ce soit ni de guerre de pouvoir à gagner, mais juste à suivre ce qui m’a amenée dans cette situation depuis ma plus tendre enfance.

 

Mais quand l’ego s’érige, la notion de punition revient et me place dans ma position de victime que j’ai construite dans mon enfance pour me défendre. Le plus grand piège finalement, c’est l’ego qui veut toujours nous ramener vers un terrain boueux, mais connu, plutôt que nous laisser goûter à des horizons nouveaux.

 

En parlant de nouveau, il faut quand même noter les changements physiques que cela entraîne.

 

Le mois de septembre a permis à ma cage thoracique de s’ouvrir et d’occuper plus d’espace. Je conseillerais bien de remplacer la chirurgie esthétique (pour les implants mammaires et de pectoraux) par l’entraînement aux arts de combat taoïstes. C’est juste une procédure un peu différente, puisque l’on remplace le coup de bistouri par environ 5h de pratique physique spécifique quotidienne. C’est juste une question d’investissement de soi, mais si on le fait, ça marche !

 

L’aspect moins attractif de l’histoire est la présence, de plus en plus importante, de bruits bizarres émis par mes articulations. Je parle surtout des épaules et des hanches (y aurait-il une corrélations ?) qui semblent vouloir se désagréger complètement. C’est assez inquiétant parfois de se sentir couiner, grincer, craqueler…

 

De même, les attaches de mes côte semblent vouloir se libérer du sternum, c’est un peu comme si les différentes parties de mon corps, habituellement soudées les unes aux autres, cherchaient à se séparer pour vivre leur vie chacune de leur côté. Du coup, j’ai la sensation de peur de la dissolution physiquement. En général on ressent cette peur dans la méditation, quand les choses tout d’un coup font le silence, mais le ressentir dans le corps, c’est vraiment étrange…

 

Par ailleurs, je perçois mon dos un peu plus présent et les muscles qui le composent. C’est évidemment par le biais des courbatures uniquement, mais c’est un début. Au moins, pour le moment, j’ai peu de crampes.

 

Le postulat de départ

 

J’avais comme consigne de pratiquer (à la fois physiquement et mes études) 9h par jour que je ne parviens pas encore à comptabiliser. En fait, en me poussant j’arrive pour le moment à faire entre 7 et 8h. Grâce à mes réalisations récentes sur mes tensions liées au fait que je voulais absolument être le bon petit soldat, l’élève modèle, je continue de faire le maximum dans le sens du planning d’origine (car l’intensité fait partie de la méthode), mais en ne perdant pas de vue ce que je cherche et ce que je suis en train de réaliser. Il me semble que je confonds moins les techniques qui permettent de passer la porte et l’état que cette expérience est censée apporter.

 

C’est un peu comme dans l’étude de la Médecine Traditionnelle Chinoise ; on peut suivre à la lettre les cours et les indications du professeur, travailler dur, et passer malgré tout à côté de l’esprit de cette discipline.Je m’entraîne donc de moins en moins en regardant l’heure et de plus en plus en me laissant aller là où les exercices me portent ; toute proportion gardée bien entendu.

 

L’esprit de cet entraînement me gagne et je perds un peu de ma rigidité mentale.

 

Ce mois d’octobre me permet donc de stabiliser ma cadence et même d’étirer peu à peu les moments d’entraînement pour gagner du terrain sur le planning délivré par mon professeur.Il faut dire que je m’astreints à respecter les horaires de repas et de coucher acquis lors du stage car un rythme régulier à ce niveau là est plus que nécessaire.

 

En effet, nos rythmes de citadins nous entraînent souvent dans le gouffre de l’irrégularité, adversaire d’une bonne santé et d’une bonne écoute de soi-même.Dernière dizaine d’octobre. L’entraînement dehors se corse avec l’arrivée du temps d’automne. Jusque là les cieux furent cléments à mon égard. L’été indien m’a permis d’entrer dans mon isolement en douceur. Mais contre toute attente, la pluie amène une certaine douceur, une tranquillité. Les pratiquants habituels ainsi que les passants désertent les lieux et l’espace s’offre à moi.

 

Alors que le ciel est couvert de nuages, un coup de vent les dissipe pour laisser passer un rayon de soleil magnifique et secouer les feuillages encore gorgés d’eau de la pluie tombée juste précédemment. L’eau et le feu de nouveau réunis pour faire naître des couleurs qu’il me semble être seule à observer.

 

Ce spectacle nous échappe lorsque nous sommes enfermés dans nos bureaux, entre néons, téléphone et ordinateur. Même les passants ne s’aperçoivent pas de ce qui se joue autour d’eux. En fait, je ne peux le voir que parce que je viens dans ce jardin chaque jour, qu’une intimité s’est créée avec ce lieu. Alors seulement peut s’opérer la magie de la contemplation et de l’émerveillement qui en découle. Il n’y a pas de doute, la pratique apaise, ce n’est qu’une question de temps.Lorsqu’il fait humide et frais et que la sensation de froid me prend, il n’y a qu’un recours : la focalisation.

 

En effet, j’ai constaté que je n’avais jamais froid quand je parvenais à rester focalisée sur mes exercices au moment où je les fais. Dès que mon esprit se met à vagabonder, le froid prend le dessus. En fait, j’ai bien l’impression que la capacité à rester focalisée dépend uniquement de la durée que peuvent avoir les pensées.

 

Ce qui revient à dire que lorsque les pensées ne font que traverser l’esprit à la façon étoile filante, je peux rester focalisée (et ne pas avoir froid), par contre, si les pensées traversent l’esprit à la façon escargot (souvent parce qu’au lieu de les laisser filer, je rebondis dessus pour créer des pensées sur d’autres pensées…), je n’ai plus aucun confort dans mon entraînement car le froid s’empare de tout.

 

Je croyais que le meilleur moyen d’éviter la sensation de froid était de pratiquer à fond les exercices de Hsing Yi plutôt que de Taï Chi mais en fait, le seul moyen est de pouvoir rester focalisé sur ce que l’on fait, ne pas se laisser distraire. Au début ça demande un effort, puis peu à peu ça devient plus naturel. On pourrait pousser le raisonnement plus loin ; cela signifierait-il que pour qu’une pratique nous soit la plus bénéfique possible il faille se focaliser dessus ? C'est-à-dire ne pas se disperser dans une multitude d’autres activités. C’est sans doute pour ça que la recherche du kung fu se déroule dans un contexte un peu strict et austère…

 

Ultimes jours d’octobre.

 

Pour le moment, le plus difficile c’est la sensation d’irrégularité, d’inconstance de la forme énergétique. Un jour je me sens la reine du monde, indestructible, et le jour suivant une pauvre loque épuisée. Dans une même journée l’état peut varier. Le matin je me réveille fatiguée et tout d’un coup je retrouve toute mon énergie dans l’après-midi ou inversement. Ce n’est évidemment jamais prévisible. Ne pas me sentir établie dans un rythme régulier me perturbe.

 

Une chose est sure, je suis de plus en plus fatiguée. Il n’est plus question d’une simple nuit de sommeil pour récupérer. La fatigue physique gagne du terrain au même titre que les courbatures et les douleurs. Mais cette fatigue m’amène à réfléchir sur le fait qu’habituellement j’utilise bien trop d’énergie dans tout ce que j’entreprends.

 

Quand on est extrêmement fatigué, c’est un peu comme lorsque l’on est malade, on économise l’énergie afin de se concentrer sur l’essentiel. Alors certes on se sent faible par manque d’énergie et ce n’est pas une bonne chose pour résister aux attaques extérieures, mais on réalise également à quel point on met trop d’énergie (d’efforts) dans un coup de poing ou une forme de taï chi, dans un pas de marche, dans notre manière de défendre notre ego… Ca ne veut pas dire qu’on trouve la solution pour doser l’effort à fournir (car dès que l’on retrouve un peu de force, on repart sur notre fonctionnement automatique) mais on sait.

 

Doser, trouver l’équilibre c’est vraiment difficile car il ne faut pas non plus sombrer dans la mollesse. Peut-être faut-il un peu tâter les extrêmes pour trouver l’équilibre… Pour le moment la fatigue physique n’atteint pas mon moral et je me sens de plus en plus heureuse de faire ce que je fais.

 

En tout cas, aujourd’hui je ne peux toujours pas dire ce que cette expérience m’apportera ni vers quoi elle me mènera ; mais je sais qu’il faut que je suive cette force (pour ne pas dire le mot que la plupart des gens emploie à mauvais escient : énergie) en moi qui me dit de le faire.

 

Cette petite fée clochette qui nous guide souvent dès notre jeune âge et que la plupart des gens font taire par peur de trop de remise en question. Pourtant c’est elle qui peut nous amener sur la voie de nos rêves, de nous envies voire du bonheur.